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Paris Habitat a établi une « segmentation énergétique de son patrimoine »

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Paris Habitat a établi une « segmentation énergétique de son patrimoine »

Paris Habitat se mobilise depuis plusieurs années en faveur du développement durable. Cet engagement s’est officialisé en 2016 avec l’obtention de la certification environnementale ISO 50 001 pour les actions menées en faveur de la performance énergétique en matière de production et de gestion du patrimoine immobilier. Dans le cadre de cette démarche, l’Office a établi une segmentation énergétique de l’ensemble de son patrimoine. Nadège Mareuil-Millet, chef de service plan climat et Geneviève Littot, chargé de mission plan climat, nous présentent cette initiative.

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Quel est l’engagement de l’Office en matière de performance énergétique?
Nadège Mareuil-Millet : Depuis 2006, année de publication de notre première charte environnementale, Paris Habitat s’est engagé dans une démarche d’amélioration continue de sa performance énergétique en cohérence avec le Plan Climat de la ville de Paris. L’Office a alors mis en place un système de management de l’énergie afin de poursuivre la réduction de ses consommations énergétiques et ses émissions de gaz à effet de serre tout en favorisant le recours aux énergies renouvelables.
Geneviève Littot : Cet engagement a été reconnu en 2016 avec l’obtention de la certification ISO 50001 pour l’intégralité de notre patrimoine. Attribué par l’AFNOR, cette certification est une reconnaissance de nos bonnes pratiques en matière de maîtrise des consommations d’énergie de nos activités et de nos locataires. Ainsi,  Paris Habitat a choisi d’aller au-delà de la réglementation actuelle en certifiant l’ensemble de son patrimoine tous modes de chauffages confondus. Avec 124 000 logements, il s’agit du plus gros périmètre immobilier certifié en France.


Qu’entendez-vous par « performance énergétique » ?
N.M.M. : Dans le contexte économique et environnemental actuel, l’amélioration de la performance énergétique constitue un enjeu majeur. Les efforts menés en ce sens par notre Office poursuivent deux objectifs étroitement liés : améliorer le confort perçu par les locataires et garantir une qualité durable de notre patrimoine. En tant qu’établissement de service public, cette mission s’inscrit dans une démarche vertueuse d’amélioration de l’environnement.
G.L. : L’objet de la norme ISO 50 001 est de nous inciter à mieux comprendre les leviers d’économie d’énergie pour investir au plus juste en faveur de la performance énergétique. Plus globalement cette norme constitue un outil de référence pour mieux structurer nos actions en matière de performance énergétique.


Pouvez-vous nous parler du projet de segmentation énergétique du patrimoine ?
N.M.M. : L’une des prérogatives de la certification ISO 50 001 est de disposer d’une vision globale de notre patrimoine en matière de consommation d’énergie et de potentiel d’amélioration. À cette fin, il a fallu réaliser une classification de nos immeubles en croisant des études académiques existantes sur le sujet avec les spécificités de notre patrimoine de bailleur social parisien. Nous avons en particulier capitalisé les connaissances acquises à partir des nombreux diagnostics thermiques mais aussi les consommations réelles du patrimoine.
G.L. : Immeubles haussmanniens, habitations à bon marché (HBM), grands ensembles… nous avons identifié 14 segments chronologiques correspondant à des modes de construction différents en lien avec des caractéristiques énergétiques bien spécifiques. Notre période de référencement s’étend de 1700, date de construction du plus vieil immeuble de Paris Habitat, jusqu’à aujourd’hui.


Concrètement, comment allez-vous utiliser cet outil ?
N.M.M. : L’intérêt de ce travail technique, c’est d’avoir une compréhension macro de notre patrimoine et de l’impact des économies susceptibles d’être générées grâce à des travaux d’intervention pressentis. Pour chaque segment donné, nous pouvons déterminer un bouquet de travaux approprié à réaliser sur les bâtiments pour les amener à un meilleur niveau de performance énergétique.
G.L. : Grâce à la segmentation, nous pouvons rationnaliser nos interventions de travaux sur le patrimoine. Nous avons associé chaque segment à des pathologies récurrentes (humidité, défaut de ventilation, manque d’isolation…) propres au mode constructif utilisé. À partir de ce constat, nous pouvons mieux évaluer les interventions nécessaires à réaliser sur un bâtiment en fonction de son appartenance à un segment ou à un autre.


Comment seront exploitées ces informations ?
N.M.M. : Le patrimoine de Paris Habitat représentant 10 % du parc de logements parisiens, notre segmentation reflète donc très bien l’histoire architecturale de la ville de Paris et peut être exploitée par nos parties prenantes. La vocation de ces informations est d’être partagée à la fois en interne avec tous mais également en externe avec les autres acteurs du territoire engagés dans la gestion de la transition énergétique (ville, Agence Parisienne du Climat, autres bailleurs, ADEME…). En effet, nous sommes les seuls à disposer, au-delà des données partagées sur les modes constructifs et les consommations estimées par les modèles, d’une vision des consommations réelles des bâtiments quelques soit leur mode de chauffage.
G.L. : Nous avons synthétisé nos travaux dans un guide pratique qui présente les différents modes de construction et les particularités énergétiques associées. C’est un document de référence qui permet de comprendre simplement la segmentation énergétique. D’autre part, une exposition sur le sujet sera proposée prochainement notamment pour les collaborateurs.


Cliquez ci-dessous pour consulter le guide dédié à la segmentation énergétique du patrimoine