Dans ce cadre, le 20 janvier, l’association ESPEREM a proposé une matinée d’échanges notamment autour du bilan de près de deux années de partenariat avec Paris Habitat. Depuis le lancement de la convention, les directions territoriales de Paris Habitat se sont largement saisies du dispositif. Entre 2024 et 2025, 52 accompagnements ont été réalisés, faisant suite à une orientation des conseillères sociales avec en moyenne de 2 à 3 saisines par mois.
Ces situations ont été identifiées par les équipes de grande proximité de l’Office : les conseillères sociales mais aussi les chargés de gestion locative (CGL), les gardiens. Ce sont les conseillères sociales qui se mettent ensuite à disposition des locataires et proposent l’accompagnement d’ESPEREM avec le consentement des locataires.
En 2025, 668 contacts ont eu lieu entre Paris Habitat et ESPEREM, illustrant la forte mobilisation des équipes et la fluidité du partenariat. Ces échanges réguliers permettent d’ajuster l’accompagnement des locataires, de partager l’analyse des situations et de coordonner les réponses notamment en lien avec le logement.
“ J’ai sollicité ESPEREM 2 fois, ils ont été très réactifs. La première fois, c’était pour avoir des conseils sur la gestion d'une situation de violence ancienne et la deuxième pour un cas de violence conjugale actuelle. Leurs conseils ont été précieux et singulièrement le rapport social qui nous permet d’avancer notamment vers un relogement. ”
Ce partenariat constitue également une ressource pour les professionnels dans l’analyse des situations complexes, comme le souligne une responsable du pôle accompagnement des locataires : "Ce partenariat est très important car il permet aux conseillères sociales d'orienter plus facilement les locataires victimes de violences conjugales qui nous sont signalées par nos services de proximité ou qui se manifestent directement auprès des conseillères. Esperem est aussi une ressource interne pour aider les conseillères à mieux analyser les situations."
Cette matinée de sensibilisation a ainsi porté sur la question de l’évaluation du danger : un exercice complexe au cœur du travail social. Les échanges ont permis aux professionnels de Paris Habitat de partager leurs pratiques, de prendre du recul et de renforcer leur compréhension des mécanismes de violences et d’emprise. Ils ont également mis en lumière un travail social, entre proximité avec les locataires et exposition à des situations de grande vulnérabilité.
Après presque deux ans, le bilan du partenariat entre Paris Habitat et ESPEREM appelle à une poursuite du dispositif. Il contribue en effet à sécuriser les parcours des locataires victimes en les accompagnant psychologiquement mais aussi et c’est essentiel, juridiquement et en matière de protection de l’enfance, tout en soutenant les professionnels de terrain.