Faire la ville d’aujourd’hui et préparer celle de demain. Face à l’attractivité de la métropole du Grand Paris, à une demande croissante de logements sociaux et à des opportunités foncières rares, il est impératif de continuer à proposer des logements accessibles et de qualité. Ces projets contribuent non seulement à maintenir ou à renforcer la mixité sociale dans les arrondissements parisiens, mais aussi par leur environnement et leur mixité, aux besoins quotidiens des habitants et à leur cadre de vie.
Le projet du 56, rue Erlanger (16e) est de ceux-là. Il s’inscrit parmi ces projets nécessaires au bon fonctionnement de la ville. Quand bien même, sa conception et sa future réalité peuvent-être ardemment discutées et l’esprit du logement social porté ici, est constamment contesté.
Pourquoi le projet du 56, rue Erlanger est-il nécessaire ? Dans la réalité de ce quartier proche du Bois de Boulogne, dans un arrondissement qui compte seulement 7 % de logements sociaux, ce programme mixte permet de proposer une offre de 48 logements sociaux dont 10 PLS, 14 PLUS et 24 PLAI qui répondent aux besoins des ménages dans leur diversité. L’offre complémentaire se compose également d’une pension de famille dont la gestion sera assurée par Caritas, d’un groupe scolaire intégrant deux logements de fonction, d’une crèche et d’un local pour une association de quartier.
Cet ensemble immobilier se développera à partir d’un volet environnemental renforcé. Le projet prévoit à la place d’une école sur une parcelle de 3 870 m² recouverte d’asphalte et d’un Espace vert protégé (EVP) de 390 m², la déminéralisation du site et l’augmentation des surfaces végétalisées en pleine terre. De même, une continuité écologique sera créée entre l’EVP et la cour de récréation. Pour les besoins du projet, 17 arbres seront abattus dont 6 morts et 5 dans un état médiocre mais remplacés pour maintenir les 30 arbres sur le site. Ce travail se complète de la végétalisation des toitures qui participeront à une meilleure gestion des eaux de pluie. Le projet conçu par les agences d’architectes de Cathrin Trebeljahr et Atela, retenues à l’issu d’un concours, recourra à des matériaux biosourcés ou géosourcés, de la pierre calcaire de parement en façade et des matériaux bois en fond de loggia.
Le projet du 56, rue Erlanger a fait l’objet d’un long processus de concertation avec les associations de riverains, les élus. Le projet a également été ajusté pour conduire au dépôt d’un deuxième permis de construire. Il s’agit surtout de l’aboutissement de nombreuses procédures juridiques engagées à l’encontre des autorisations d’urbanisme par deux associations de riverains. Ces recours dont le dernier le 3 août 2026, ont été rejetés par le Tribunal administratif et le Conseil d’Etat.