C’est le lien avec la ville, l’école, le travail. L’ascenseur n’est pas un confort mais une nécessité pour beaucoup de locataires à fortiori sur un patrimoine parisien, construit par la nature d’un foncier dense, plus à la verticale qu’ailleurs. Pour entretenir ce patrimoine, Paris Habitat établit chaque année une programmation pluriannuelle. Près de 11 millions d’euros sont consacrés tous les ans au remplacement de cabines identifiées. Cinq autres millions annuels sont investis, au titre de la modernisation partielle des équipements.
Les critères d’âge de la cabine et de taux de panne figurent parmi les critères déterminant cette programmation. A ces critères, s’ajoute une autre considération : l’amélioration de l’accessibilité. Evaluée par l’Office aux côtés d’une assistance à maitrise d’ouvrage, elle engage l’amélioration de la desserte des ascenseurs dans le cadre de travaux spécifiques ou des opérations de réhabilitations globales qui embarquent également et systématiquement la question de l’accessibilité des résidences.
Mais que signifie cette accessibilité ? Celle-ci se joue d’abord autour de la cabine pour proposer un passage libre d’au moins 80 centimètres et une charge minimum de 450 kilogrammes minimum, adaptés à son usage par une Personne à mobilité réduire (PMR). Par ailleurs, l’Office s’est également engagé lorsque l’intervention le permet, à modifier les configurations historiques desservant distinctement les étages "pairs" et "impairs". Désormais, lorsque la structure de l’immeuble le permet, toute opération de remplacement intègre la nécessité d’une desserte de tous les étages. Enfin, en matière d’accessibilité, Paris Habitat entend ne pas s’arrêter aux portes de l’ascenseur. Chaque ascenseur remplacé ou rendu accessible, enclenche un travail sur les pieds d’immeuble. Rampes, portillons et accès depuis la rue jusqu’au hall, sont alors traités. L’objectif est ainsi de proposer une chaîne d’accessibilité complète, de la rue au logement.
Enfin, l’accessibilité, c’est naturellement aussi un ascenseur qui fonctionne. Le taux de disponibilité du parc est de plus de 98 %, reflétant un niveau élevé au regard de la taille et de l’âge du parc mais qui n’occulte pas la possibilité de pannes. Pour les prévenir, Paris Habitat s’appuie sur une maintenance obligatoire toutes les six semaines et sur une télésurveillance dont l’Office est l’un des pionniers. Ce dispositif permet en effet de suivre en temps réel le nombre d’appareils à l’arrêt, pour une panne ou pour des travaux, et d’adopter les mesures les plus efficaces. Les marchés passés par l’Office imposent un dépannage sous 2h30 en journée et sous 4h, la nuit et les jours fériés. Dans le cas de défaillances plus longues, Paris Habitat propose alors aux locataires, un dispositif d’accompagnement complétant la réparation : le portage de courses, pendant 4h par jour en moyenne, et le portage de personnes assuré par un prestataire sur rendez-vous et relayé par la Protection civile.
Le groupe Matisse-Boileau à Champigny-sur-Marne (94) est une illustration de cette ambition. Deux tours y comptaient chacune deux ascenseurs desservant les étages pairs et impairs. En tirant parti de gaines suffisamment vastes, Paris Habitat a ouvert de nouvelles baies, élargi les cabines et porté la charge à 1 000 kg : chaque ascenseur dessert désormais tous les étages. Cette opération est plébiscitée par les locataires qui constatent une réelle amélioration du trafic. Un exemple concret de ce que l'investissement, la programmation et l'exigence d'accessibilité produisent, au service des locataires.