Ces engagements sont inscrits dans le règlement d’habitation, qui rappelle les conditions d’une cohabitation apaisée dans les résidences et sur leurs abords. L’Office joue un rôle de régulation en la matière et s’est doté pour cela de plusieurs types d’outils, dont la juste mobilisation permet d’apporter une réponse graduée aux difficultés rencontrées.
La première réponse est apportée par la forte présence en proximité des personnels de Paris Habitat : les gardiennes et gardiens en premier lieu, leurs collègues en agence, les conseillers sûreté le cas échéant. Ces derniers sont en charge de réaliser des diagnostics sur la tranquillité des sites ou encore de gérer les troubles de voisinage qui leur sont signalés. Certains des personnels de proximité, 500 en tout, sont même assermentés et peuvent dresser des contraventions.
Le 2e niveau de réponse est apporté par le Groupement parisien interbailleurs de surveillance (GPIS) qui intervient, en soirée et le week-end, dans la continuité de l’action des personnels de Paris Habitat, sur les sites les plus concernés par des troubles. Occupation anormale des parties communes et nuisances sonores constituent les deux motifs récurrents de leurs interventions. Qui peuvent parfois donner lieu à des opérations conjointes avec la police nationale ou la police municipale.
Le 3e niveau de réponse est partenarial. Paris Habitat connaît les limites de son action. Intervenant en application du contrat de location et avec les moyens que lui confèrent les locataires à travers leurs loyers et leurs charges, l’Office ne saurait en effet se substituer aux pouvoirs publics. Lesquels demeurent seuls légitimes à assurer la sécurité publique, la protection des personnes et des biens, ou encore la circulation et le stationnement.
Acteur de la tranquillité, partenaire de la sécurité, c’est à ce croisement des chemins que se situe l’action de Paris Habitat. Une action tournée d’abord vers la présence de personnels qui travaillent et vivent sur le terrain, assurant tout à la fois une mission de prévention et une régulation du quotidien des troubles et incivilités. Mais une action qui sait aussi se renforcer, à travers les partenariats noués tant avec les autres collègues bailleurs sociaux qu’avec les différents acteurs de la sécurité, des communes à la préfecture de police, en passant par le parquet ou les intervenants de la prévention spécialisée. Avec un objectif commun à tous : que les locataires puissent jouir en toute tranquillité de leur logement et de leur résidence.
Questions à Jean-Philippe Valdeiron
En tant que conseiller en sûreté, comment analysez-vous vos missions ?
Nous adoptons une approche globale en partenariat avec les acteurs locaux. Les situations varient selon les communes, mais la prévention nous permet d’apporter des réponses adaptées à chaque résidence.
Tout est affaire de prévention ?
Beaucoup de problématiques trouvent une solution par la prévention, comme les incivilités du quotidien. À Boissy-Saint-Léger, nous avons mis en place des médiateurs sociaux interbailleurs qui effectuent des maraudes, écoutent les habitants et rencontrent ceux qui créent des nuisances. Nous participons aussi aux conciliations de justice pour résoudre les conflits avant d’envisager des procédures judiciaires.
Et pour les problèmes plus graves ?
Sur des sujets relevant du pénal, comme le trafic de stupéfiants, c’est avant tout une question d’ordre public. Nous intervenons en complément à la fois sur la sécurisation des accès, les réparations éventuelles, les procédures pour troubles et bien sûr pour solliciter les forces de police.
“ Être présent sur le terrain est essentiel pour recréer le dialogue entre locataires. L’absence de communication accentue souvent les nuisances. ”
GPIS : De nouveaux horaires
Pour assurer la tranquillité résidentielle des locataires, le Groupement parisien inter-bailleurs de surveillance (GPIS) adapte ses horaires. Le GPIS est désormais présent 7 jours sur 7, de 17 h 30 à 3 h du matin et joignable au 01 58 60 20 28 ou 29. En dehors de ces horaires, contactez la police en composant le 17. Le GPIS est un service interne de surveillance pour les locataires du parc social parisien de 11 arrondissements (du 10e au 20e arrondissement). Créé en 2004, il réunit 12 bailleurs sociaux présents sur le territoire parisien, dont Paris Habitat. Le patrimoine de l’Office représente 73 % du périmètre couvert. Les agents qui sont légalement habilités à relever des infractions sur le parc social assurent une présence en soirée et la nuit. Ces patrouilles mobiles peuvent être sollicitées sur appel des locataires ou sollicitation du bailleur. Ils interviennent principalement dans les parties communes.
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13 millions d’euros sont consacrés chaque année par Paris Habitat aux enjeux de tranquillité résidentielle.
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500 gardes particuliers assermentés sont actifs sur l’ensemble du patrimoine.
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Le GPIS intervient sur les arrondissements parisiens suivants : 10e, 11e, 12e, 13e, 14e, 15e, 16e, 17e, 18e, 19e et 20e.