La qualité de service : une priorité absolue
De la recherche de la qualité de service la plus exigeante, découle pour Paris Habitat, un certain nombre de ses cœurs de missions. Mais comment juger de la qualité du service apporté au locataire ? Dans le cadre d’une rencontre professionnelle sur le thème "Innover par la qualité de service au bénéfice des locataires", Cécile Belard du Plantys, directrice générale de Paris Habitat, a apporté des éléments de réponse. Priorité absolue, la qualité de service ne peut pas se limiter à des indicateurs de satisfaction mais au contraire, doit englober l’ensemble des missions d’un Office, résumées par l’ambition de "loger le mieux possible, le moins cher possible", a-t-elle rappelé. C’est pourquoi, pour Paris Habitat, cet objectif passe bien sûr, par une évaluation rigoureuse des indicateurs quantitatifs, des retours qualitatifs, de l’impact des actions, mais nécessairement aussi, par une écoute active des locataires et par une recherche d’amélioration continue. Cécile Belard du Plantys est ainsi revenue sur plusieurs enjeux essentiels pour la qualité de vie des locataires dont la problématique de l’humidité dans certains logements. Pour y répondre, Paris Habitat a mis en place un projet ambitieux avec 7 millions d’euros dédiés, pour traiter 3 000 signalements dont 1 400 depuis le déploiement d’un outil de suivi. "L’important, c’est de sortir d’une logique d’exécution pure pour viser le meilleur résultat possible au regard de nos devoirs de service", a-t-elle insisté.
Des projets innovants
D’un projet innovant à un autre, il n’y avait qu’un pas. Cyrille Fabre, directeur de l’exploitation à Paris Habitat, est intervenu au cours de la cérémonie des Étoiles Hlm de LAB Habitat. Cette prise de parole a permis de présenter les résultats très probants d’une expérimentation de géothermie en milieu urbain. Mené en partenariat avec la CIEC et la start-up Enerdrape, ce projet repose sur la captation de la chaleur des murs du parking de la résidence Philippe-Auguste (11e), grâce à des panneaux géothermiques, permettant la production d’eau chaude sanitaire des 72 logements. Transformant un espace contraint en source d’énergie durable, cette première en France ouvre la voie à de nouveaux projets sur le patrimoine existant. En effet, la première année d’exploitation a permis de couvrir 37 % des besoins en eau chaude sanitaire, soit 23 tonnes de CO₂ évitées par an et un COP (coefficient de performance) moyen de 3,75 pour la pompe à chaleur. Autre succès notable : 50 % de consommation de gaz ont été économisés durant l’été 2025. Une performance qui dépasse largement les attentes initiales et prouve que la transition énergétique peut rimer avec efficacité et rapidité, le chantier ayant été déployé en seulement trois mois.
Le Congrès a aussi été l’occasion pour l’Office de s’engager en faveur de l'assurance habitation des locataires parisiens, à travers la signature d’un partenariat, aux côtés des deux autres bailleurs sociaux parisiens et du groupe Arcade VYV, et en présence d’Emmanuel Grégoire, maire de Paris.
La transformation de la caserne Chalvidan (16e), un symbole
Enfin, dans le prolongement des annonces d’Emmanuel Grégoire, sur "les leviers d’accélération de la production de logements sociaux et abordables, et d’adaptation du parc face au réchauffement climatique", Paris Habitat a présenté l’un de ses projets emblématiques : la transformation de la caserne Chalvidan (16e). Nicolas Mouyon, directeur de la maîtrise d’ouvrage, et Xavier Bruunquell, architecte pour Brunnquell et André Architectes, en ont rappelé la genèse, les principes et les objectifs, sur la Pitch Zone. Vincent Jeanbrun, ministre de la Ville et du Logement, est aussi venu en échanger, avec Eric Pliez, président de Paris Habitat, Jacques Baudrier, adjoint au maire de Paris en charge du logement, de la rénovation thermique, de l’encadrement des loyers et de la défense des locataires, et Cécile Belard du Plantys, et découvrir les maquettes de ce projet présentées sur le stand de Paris Habitat, place des architectes. Symbole de la réinvention du patrimoine, ce programme désormais livré, a permis la transformation d’une ancienne caserne de gendarmerie construite en 1909, en un ensemble mixte, se composant de 50 logements sociaux, d’une crèche de 36 berceaux, d’un centre de protection maternelle et infantile (PMI), d’un Centre d’hébergement et de réinsertion sociale de 53 chambres et d’une maison relai de 26 logements. Ce projet incarne non seulement la mixité sociale et fonctionnelle mais est également exemplaire en matière de réemploi, d’innovation sociale et de transition écologique.