Ce jour-là, nous retrouvons cette équipe dans les espaces verts de la résidence Auguste Lançon (13ᵉ). "Nous intervenons selon un plan pluriannuel. L'idée n'est pas de faire la même chose dans tous les jardins mais de s'adapter aux besoins", indique Nicolas Wilczak. Cette fois, l’équipe s’attèle à une série de plantations et à l’entretien des massifs pour profiter de la période de repos végétatif. Les jardiniers procèdent également à la "découpe". L’objectif est de reformer à la bêche les délimitations entre les pelouses, les massifs et les cheminements. "Nous faisons en sorte de favoriser la vie du sol et la régénération des végétaux. Nous limitons nos propres interventions et employons des méthodes écologiques afin de préserver la biodiversité."
Les jardiniers prêtent également une attention particulière aux jeunes végétaux, en veillant à leur bon enracinement et à les préserver du froid. Enfin, ces missions concernent aussi le désherbage, l’inspection des infrastructures, le maintien des zones refuges pour la faune, oiseaux et insectes. "C’est également une période pendant laquelle nous faisons du paillage autour des arbres", complète Nicolas Wilczak. Cette pratique permet de préserver l’humidité du sol, de limiter la pousse des mauvaises herbes et de protéger les racines tout en enrichissant le sol de matière organique.
L’hiver au jardin n’est donc pas synonyme de repos. Dans le cadre de son plan Nature en ville, Paris Habitat s’est engagé à planter 500 arbres sur 176 sites disposant de surfaces en pleine terre. Et pour chaque nouvelle surface végétalisée, l’objectif est de planter l’équivalent d’un arbre pour 100 m² de terre créée. Cet engagement viendra ainsi compléter les actuels 108 hectares d’espaces verts et les 14 000 arbres que compte le patrimoine de Paris Habitat.
Au détour d’un massif, nous rencontrons Anne, une locataire. Elle travaille un petit emplacement dans la résidence dont elle a la gestion. "J’entends parfois des locataires dire que l’hiver, on ne jardine pas. C’est pourtant tout le contraire", avant d’ajouter : "Vous êtes venus voir Nicolas". Nicolas Wilczak, elle le connait bien. À force d’échanges sur ce que les jardiniers entreprennent ici ou là, et de conseils également. "On discute beaucoup ensemble", résume-t-elle.
“ Nous discutons beaucoup avec les locataires. Ils ont un vrai intérêt pour leurs jardins. Et puis parfois certains viennent nous demander de ne pas trop couper ici, d’autres de ne plus couper là pour laisser passer la lumière. Être jardinier, c'est de l'écoute et pas seulement de la nature. ”
Questions à Thomas Vigan
En tant que jardinier, comment abordez-vous la question des espaces extérieurs ?
Les plantations jouent un rôle essentiel dans la valorisation et la préservation du patrimoine végétal de Paris Habitat. Elles contribuent directement à l'image des sites, à leur intégration dans l'environnement urbain ainsi qu'à la qualité du cadre de vie des locataires. Les actions d'amélioration et d'embellissement sont réalisées à la demande des agences et à l'initiative des jardiniers.
Selon quels principes agissent les jardiniers sur le patrimoine ?
À travers ces plantations, la régie des espaces verts améliore le cadre de vie des locataires, répond aux enjeux environnementaux en favorisant la biodiversité et en limitant les îlots de chaleur et s'inscrit dans une démarche de gestion durable et responsable du patrimoine. Le travail des jardiniers garantit la bonne mise en œuvre des plantations ainsi que leur entretien dans la durée.
“ Grâce à leur expertise, les jardiniers assurent un équilibre entre qualité esthétique, durabilité des aménagements et maîtrise des coûts. ”
Les arbres, un patrimoine commun, une attention commune
Nos 14 000 arbres sont l’affaire de tous et Paris Habitat veille sur eux avec une grande attention. L’Office dispose d’un logiciel de gestion qui recense et cartographie le patrimoine, arbre par arbre. Chacun d'eux dispose de son propre carnet de santé et d’un suivi pour planifier les actions nécessaires. Un certain nombre d’arbres sont contrôlés par l’Office national des forêts, sélectionnés pour leur envergure et leur positionnement environnemental. D’autres le sont par la régie de Paris Habitat. Les jardiniers réalisent plusieurs fois par an un constat visuel enregistré en temps réel par logiciel. Le pôle arboré mène quant à lui, des contrôles plus approfondis, veillant à leur bonne santé et réalisant les campagnes d’élagage. L’arbre est un bien commun sur lequel nous veillons collectivement : nos agences de proximité aux côtés des gardiens mais aussi les locataires. Ces derniers sont légitimes à faire remonter tout désordre dont ils auraient connaissance.
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Points de repère :
- Les espaces verts représentent 108 hectares sur le patrimoine
- À cela s’ajoutent 70 000 m² de toitures végétalisées
- Le patrimoine arboré de Paris Habitat représente 1 arbre parisien sur 15 (en dehors des bois de Vincennes et Boulogne), soit plus de 14 000 arbres.
- En 2022, Paris Habitat est devenu le premier bailleur en France à recevoir le label éco jardin pour la gestion écologique du patrimoine arboré de sa résidence Dorian Picpus (12ᵉ).
- Les espaces verts représentent 108 hectares sur le patrimoine
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Ce qu'il faut savoir :
- Veillez à respecter les zones autour des troncs : 12 mètres de diamètre sont essentiels à la santé de l'arbre.
- Si vous repérez une fragilité sur un arbre ou un sol abîmé à proximité, signalez-le à votre gardien.
- Lors de fortes intempéries, éviter de stationner ou de circuler sous les arbres.
- Veillez à respecter les zones autour des troncs : 12 mètres de diamètre sont essentiels à la santé de l'arbre.