"Le mois de la santé mentale" organisé en avril par la direction de la santé publique de la ville de Paris, a posé les enjeux : il est nécessaire de déstigmatiser les troubles de la santé mentale, de libérer la parole et de repenser notre perception des troubles mentaux. C’est d’autant plus vrai qu’aux côtés de certaines situations aiguës, des maux peuvent survenir à la suite de difficultés sociales. Dans ces situations, la souffrance psychologique peut préexister mais ce sont les situations de précarité qui viennent l’accentuer.
Comment un bailleur social tel que Paris Habitat peut accompagner ces troubles ? L’objectif de l’Office demeure, dans ces situations, de permettre au locataire de vivre paisiblement dans son logement. Par l’intermédiaire de ses équipes sociales qui sont en lien constant avec les locataires en difficultés, des propositions d’accompagnement existent. Paris Habitat a contribué au développement, singulièrement aux côtés de la ville de Paris, de l’Agence régionale de santé (ARS) et du Fonds national aller vers et dans le logement (FNAVDL), de dispositifs inédits pour évaluer, accompagner la mise en place de soins adaptés et souvent d’ouvertures de droits sociaux après accord du locataire.
Il est important également de souligner que ces partenariats sont essentiels et précieux pour un bailleur comme Paris Habitat. Ils favorisent une collaboration inédite avec la psychiatrie de secteur pour une meilleure appréciation de la souffrance psychique. Ils se complètent ainsi de programmes de sensibilisation des collaborateurs de proximité comme les gardiens qui sont les premiers interlocuteurs des locataires.
C’est le cas à Paris du travail mené aux côtés des Equipes de liaison intersectorielle d’accompagnement entre Habitat et soins (ELIAHS) pour les 13e, 17e, 18e, 19e et 20e arrondissements et pour les arrondissements restants avec les équipes de Soutien insertion santé (SIS). Dans le cadre de ces deux dispositifs, l’objectif est d’aller vers les locataires qui présentent des difficultés psycho-sociales pouvant altérer leur capacité à habiter sereinement leur logement.
Chaque équipe qui intervient auprès des locataires, est pluridisciplinaire, formée d’un psychiatre, d’une infirmière et d’une assistante sociale. Ces équipes vont en effet vers le locataire et lui proposent leur aide. Il s’agit alors de venir et souvent de revenir pour entrer en contact puis maintenir ce contact, et enfin, permettre de faire venir le locataire en cabinet, avec son consentement, pour entamer un parcours de soin.
Ces dispositifs viennent ainsi compléter par leur agilité, les besoins de la psychiatrie de secteur, notamment vis-à-vis de personnes qui n’en sont parfois pas connues ou sont en rupture de soin. Renforçant la prévention et l’accompagnement social, ils répondent également à la complexité des situations par une prise en charge de proximité, souple et pluridisciplinaire.