Les pensions de famille, un levier essentiel contre l’exclusion et l’isolement
Paris Habitat réaffirme aujourd’hui son engagement en faveur de ces structures d’hébergement inclusives et durables. Les pensions de famille constituent une réponse adaptée pour loger durablement des personnes en situation de vulnérabilité, tout en leur offrant un accompagnement social au sein de structures collectives. Elles jouent un rôle central dans le parcours de réinsertion, de la rue vers un logement pérenne, en brisant l’isolement et en favorisant l’autonomie.
Ces dispositifs, soutenus par l’État et la ville de Paris, s’adressent à des publics en situation de précarité : 10% des résidents ont connu un parcours de rue, et plus de 40% sont bénéficiaires de l’Allocation aux adultes handicapés (AAH). Ces structures proposent un accompagnement global, incluant un suivi médico-social, un retour vers l’autonomie et l’emploi, un accès facilité au logement social, la prévention des addictions et l’accompagnement numérique.
Paris Habitat, acteur majeur des pensions de famille
Le groupe Paris Habitat intervient à la fois comme maître d’ouvrage et via sa filiale L’Habitation Confortable, spécialisée dans la gestion des résidences collectives. Le groupe est propriétaire de plusieurs pensions de famille et maisons-relais, gérées en partenariat avec des associations spécialisées (Aurore, Emmaüs Solidarité, Esperem) ou des structures de la ville de Paris.
Des projets ancrés dans les territoires et pensés pour le long terme
· La Maison des Thermopyles située au 15, rue de Plaisance (14e). Ouverte depuis 2012 et gérée par l’association Maison des Thermopyles, elle propose 17 logements. En 2025, une nouvelle structure attenante a été livrée. Elle ajoute ainsi 5 nouveaux logements et 2 locaux communs et associatifs, soit un total de 22 logements. L’ensemble dispose également désormais d’un jardin partagé animé par l’association de riverains Urbanisme et démocratie.
· La Maison-relais du 6, rue de l’Harmonie (15e). Cette pension de famille est gérée par l’association Esperem. Livrée en 2012, elle propose 12 logements destinés à l’accueil de personnes à faible niveau de ressources, dans une situation d’isolement ou d’exclusion lourde et dont la situation sociale et psychologique rend impossible leur accès à un logement ordinaire.
· La pension de famille de l’ancienne Caserne Exelmans, située au 45-47 boulevard Exelmans (16e) : livrée au début de l’année 2026, elle propose 26 logements gérés par l’association Aurore. Cette offre se distingue par la programmation mixte de l’opération d’ensemble. A ses côtés, sont en effet proposés, un Centre d’hébergement et de réinsertion sociale de 53 places, 50 nouveaux logements familiaux, une crèche de 36 berceaux et une PMI, ainsi qu’une agence de proximité et une salle de réunion ouverte aux locataires et riverains.
· La pension de famille du 13, rue du roi d’Alger (18e) est gérée depuis sa livraison début 2026, par l’association Emmaüs Solidarités. 25 logements en T1 et des locaux communs permettent l’accueil de personnes en situation de grande précarité. Du temps du montage de l’opération et jusqu’au démarrage des travaux, l’association a également occupé le site pour proposer un accueil et permis de préfigurer le programme.
Ces quatre pensions de famille livrées seront progressivement complétées de nouvelles structures actuellement en travaux :
· La pension de famille du 1-3 Villa des Tulipes (18e) : propriété de L’Habitation Confortable, cette pension de famille sera gérée par l’association Les Enfants du Canal. Ses futurs résidents bénéficieront d’un projet transformant un ancien immeuble laissé à l’abandon par un promoteur et en cours de construction, par 28 logements (T1 et T1 bis) et des espaces communs. Pour cela, il a été nécessaire de démolir le bâtiment inachevé pour développer ce bâtiment de R+3 à R+5. Ce programme élaboré en concertation avec les riverains, poursuit des objectifs environnementaux ambitieux avec une structure porteuse en béton bas carbone et une isolation à partir de matériaux biosourcés. Ce projet prévoit également une importante végétalisation en pleine terre.
Architecte : GRAAL architecture – Carlo Grispello
Budget : 4,7 millions d’euros
Livraison : juin 2026
· La pension de famille du 19 rue des Bernardins (5e) : situé entre le boulevard Saint-Germain et le quai de la Tournelle, ce programme prévoit la création de 23 logements individuels et d’espaces collectifs. Les futurs résidents y bénéficieront d’un accompagnement par Emmaüs solidarité. Un local polyvalent ouvert sur le quartier, pensé aux côtés des riverains, servira de support d’animations à destination des habitants du quartier et des résidents. Propriété de L’Habitation confortable, ce site a également bénéficié d’une occupation intercalaire par un Centre d’hébergement d’urgence géré par l’association. Permettant l’anticipation des futurs usages, cette occupation a nourri le programme des travaux. L’enjeu de cette opération a été d’adapter ce bâtiment du 19e siècle occupé jusque-là par des bureaux de l’Université Sorbonne Nouvelle. Ce projet est particulièrement ambitieux en matière de réemploi avec de nombreux matériaux réemployés, issus du site ou ex-situ.
Architecte : Grand Huit
Budget : 3,9 millions d’euros
Livraison : octobre 2026
· La pension de famille du lot Chaufferie, située au sein de l’ancien hôpital Saint-Vincent-de-Paul (14e) : composée de 25 logements, elle sera gérée par l’association Aurore. A l’image du projet d’Exelmans, cette pension de famille s’inscrit dans un projet urbain ambitieux et exemplaire sur le plan environnemental et une programmation plus vaste. Pilotée par l’aménageur P&MA, la transformation de cet ancien site hospitalier permet également à Paris Habitat de développer un centre d’hébergement d’urgence de 32 logements et une offre de 98 logements dont 69 sociaux.
Architecte : Groupement emmené par Bourbouze & Graindorge – Sergison Bates architectes
Aménageur : P&MA
Livraison : 4e trimestre 2026